LA sophrologie en dÉtails

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Histoire
Ne pas confondre
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MA DÉFINITION DE LA SOPHROLOGIE

Le mot sophrologie vient du grec « sos » qui signifie harmonie, «phren », esprit et « logos », étude. Elle se définit littéralement comme la « science de l’esprit harmonieux ».

L’alliance du corps et du mental pour retrouver son équilibre

La sophrologie est une technique dite psychocorporelle, c’est-à-dire qu’elle fait appel autant au corps qu’au mental. C’est là un vrai point de différenciation avec les autres techniques thérapeutiques qui n’utilisent ou n’impactent que l’un ou l’autre.

La sophrologie amène à prendre conscience de ses ressentis, à renforcer son schéma corporel et à développer ses capacités. C’est un outil d’évolution et de changement dont le but est d'obtenir un corps plus détendu et un esprit plus clair, et de se concentrer sur le positif pour être à même de vivre sereinement le quotidien et ses difficultés éventuelles avec une plus grande force intérieure.

Le corps, l’intellect, le mental

En Occident, nous ne nous focalisons que sur les deux premiers plans : le corps et le mental. Nous pratiquons des activités physiques pour maintenir notre corps en forme, nous allons à l’école et nous nous formons pour développer notre intellect, mais nous laissons trop souvent de côté notre esprit, notre mental. C’est là tout l’intérêt de la sophrologie : stimuler notre esprit, devenir maître de notre mental.

Le principe d’action positive : un des piliers de la méthode

Ce principe implique qu’une pensée, une action ou un ressenti positifs enclenchent à nouveau une pensée, une action ou un ressenti de même nature. La focalisation sur le positif au-travers de souvenirs, moments présents ou à venir fait partie intégrante du travail mené au cours des séances de sophrologie. Ce principe permet de remplacer des sensations ou émotions négatives par du positif et d’installer des nouvelles habitudes et réflexes positifs

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HISTOIRE & ORIGINES DE LA SOPHROLOGIE

La sophrologie a été créée en 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo. Il utilise à cette époque l’hypnose à l’hôpital psychiatrique pour compléter les traitements de l’époque. Bien qu’il obtienne des résultats satisfaisants, il considère que l’hypnose manque de concepts clairs et souhaite approfondir ses travaux de recherche sur la conscience.

 

Il s'inspire de nombreuses techniques et concepts thérapeutiques déjà reconnus par le corps médical :

  • L'hypnose : la modification des états de conscience pour le traitement des pathologies psychiques révélée dans les recherches du médecin français Jean–Martin Charcot (1882), 

  • La psychanalyse : la théorie de l'inconscient développée par Sigmund Fred (1900),

  • La méthode Vittoz : l'autonomie du patient face à ses psychoses par le contrôle cérébral décrite par le médecin psychosomaticien Roger Vittoz (1911),

  • La méthode Coué : l’influence de la pensée positive et de l'autosuggestion sur la santé décrites par le psychologue et pharmacien français Émile Coué (1922),

  • La relaxation progressive : la relaxation mentale par la détente musculaire, théorisée par le médecin Edmund Jacobson (1928),

  • Le training autogène : la relaxation par la concentration sur les ressentis corporels a été décrite par le psychiatre J. H. Schultz (1932),

  • Les thérapies brèves : l'idée que le patient détient la solution à ses problèmes et que le thérapeute est uniquement là pour l'amener vers cette solution, initiée par le psychologue M. H. Erickson (1950–60), 

  • La phénoménologie : philosophie qui prône l’importance de l’expérience, chaque phénomène vécu contribue à la construction de la conscience, fondée par E. Husserl, (1963), 

  • Des pratiques orientales : entre 1965 et 1968, Caycedo voyage en Orient et découvre des techniques orientales qui vont venir enrichir ces concepts : le yoga intégral, le bouddhisme tibétain et zen japonais. Ces pratiques démontrent que le corps est le siège du vécu et de l'expérience. C'est l'union de l'approche psychique et corporelle de la conscience qui devient donc le fondement de la sophrologie.

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A NE PAS CONFONDRE AVEC...

  • De la médecine : il est important de souligner que la sophrologie ne se substitue pas à un avis ou traitement médical. Si elle peut avoir pour résultats la modification d’un traitement tels que des antidépresseurs, cela ne pourra être évalué que par un médecin. Dans certaines pathologies, elle peut utilement intervenir en complément.

  • De la relaxation : même si la sophrologie utilise des méthodes de relaxation, elle est plus complète et va au-delà. Elle permet d’accéder à nos ressources intérieures et de développer notre potentiel, afin d’atteindre l’équilibre et l’autonomie.

  • De la psychologie : Le psychologue s’occupe de l’inconscient et cherche à faire émerger des éléments inconscients grâce à un questionnement précis. Il se préoccupe avant tout des difficultés et de la souffrance psychique qu’il va relier à l'histoire, au vécu et au passé du patient. Le sophrologue s’occupe de la conscience. Il ne questionne pas le client sur son passé (sauf si le client lui-même souhaite en parler) et est principalement centré sur la personne et ses ressentis à l’instant présent. Concrètement, la sophrologie va agir sur les manifestations des symptômes : on ne cherche pas à comprendre d’où vient un problème, mais à le vivre plus sereinement, et réduire, voire faire disparaitre, les symptômes et les manifestations physiques, mentales et émotionnelles. C’est pourquoi la sophrologie et la psychologie sont très complémentaires et peuvent être utilement pratiquées en parallèle.

  • De la psychanalyse : comme la psychologie, elle s’intéresse également à l’inconscient. La sophrologie répond à « comment » gérer des émotions, des situations - ce qui la rend très utile au quotidien - alors que la psychanalyse cherche à répondre au « pourquoi » de ces émotions ou états de fait. La sophrologie n’est pas une méthode analytique. Au contraire, nous redonnons la première place aux sensations corporelles et accueillons ces messages du corps sans jugement ni interprétation. La citation « un esprit sain dans un corps sain » prend tout son sens en sophrologie : dont l'objectif est la conquête de l’esprit par celle du corps.

  • De l’hypnose : comme dans les deux approches précédentes, l'hypnose s'intéresse essentiellement à l'inconscient, alors que la sophrologie est la science de la conscience. Dans ces deux méthodes, les thérapeutes utilisent leur voix comme support d’accompagnement. La sophrologie va alors amener la conscience de la personne dans un état de conscience modifiée. C'est un état que l'on retrouve à deux reprises chaque jour : le matin, juste au moment du réveil, et le soir, juste avant de tomber dans le sommeil. Entre la veille et le sommeil, la conscience se trouve ainsi pure, sans filtre, harmonieuse. C'est dans cet état de conscience détendue qu'il est plus facile d'intégrer, grâce à de la visualisation positive, des habitudes et réflexes positifs. La sophrologie est un accompagnement plus centré sur la personne que sur le problème. L’hypnose est plus directive alors que la sophrologie est suggestive. La sophrologue n’impose aucune direction, et autonomise totalement l’individu. Ce sont deux outils différents, chacun ayant des avantages et des inconvénients selon les attentes des personnes. L'hypnose conviendra peut-être mieux aux personnes qui ne souhaitent pas intégrer la pratique dans leur quotidien. La sophrologie, idéalement, nécessite une pratique personnelle régulière qui devra trouver sa place dans la vie quotidienne du patient, au moins le temps de l’accompagnement. Il s'agit de prendre un court moment, même trois minutes, pour pratiquer un exercice vu en séance. En cela, elle rend la personne autonome, ce qui apporte des effets durables dans le temps. Si une difficulté similaire se représente à l'avenir, elle aura en elle les capacités et les outils pour gérer plus sereinement la situation.

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LA SOPHROLOGIE S'ADRESSE À TOUS

 La sophrologie s’adresse à tous, adultes, adolescents, enfants et intervient aussi bien dans le champ thérapeutique quand dans celui du développement personnel.

Étant fondée sur cette approche psychocorporelle, elle peut être bénéfique pour une large palette de thématiques où le corps et le mental sont reliés. En voici quelques exemples :

  • La gestion du stress et des émotions,

  • La gestion des agressions extérieures

  • La préparation mentale (examens, entretien, événement)

  • La lutte contre une dépendance, une phobie ou une pulsion

  • La gestion de la douleur ou le renforcement du métabolisme

  • La stimulation de la concentration et de la mémoire

  • La lutte contre la fatigue.

 

Nous la trouvons aussi de plus en plus présente dans le champ des organisations, pour traiter de sujets tels que la gestion de stress, des émotions, des conflits, de la communication, de l’accompagnement des équipes, de la motivation, de la créativité des équipes.

Être capable d’entendre et de comprendre

Pratiquer la sophrologie n’implique, en effet, qu’une seule et unique chose : entendre et comprendre ce qui est énoncé lors de la séance. Par conséquent, si la langue est commune et que les facultés d’écoute et de compréhension sont acquises et non dégradées, tout le monde peut utiliser la sophrologie, quel que soit l’âge. Le discours, les intentions des exercices et la durée des séances sont modulés, adaptés en fonction du public. Un enfant n’aura pas le même type de séance qu’un adulte et encore moins qu’une personne hospitalisée ou en maison de retraite. 

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LA SOPHROLOGIE EN PRATIQUE

Utilisée en thérapie ou en séance ponctuelle

Pratiquée comme méthode de thérapie brève, il faut compter en moyenne 8 à 12 séances pour atteindre son objectif. Dans un premier, la pratique vise à évacuer et apaiser les symptômes liés à la problématique, pour dans un second temps, venir stimuler et renforcer les capacités de la personne, afin de pérenniser son état de bien-être retrouvé.

Il arrive que l'on se sente déjà mieux au bout de 3 ou 4 séances, mais il est primordial pour elle de poursuivre l’accompagnement jusqu’à la fin, afin de modifier et d’installer des habitudes et des réflexes positifs et durables. Nous pourrions comparer un accompagnement sophrologique à un jardin : vous préparez la terre en béchant, en retirant les mauvaises herbes, puis vous allez semer les graines des fleurs. Pour qu'elles puissent pousser et fleurir, vous allez les arroser, en prendre soin, sinon elles ne pourraient pas croître et la préparation du jardin n'aura alors servi à rien. Un accompagnement en sophrologie revient au même : si vous vous arrêtez après avoir désherbé et semé, et que vous n'arrosez pas votre jardin, il ne pourra pas durer.

Utilisée comme méthode de relaxation, elle peut être pratiquée ponctuellement pour évacuer des tensions ou se détendre.

 

En séance individuelle ou en groupe

La sophrologie se pratique en individuel ou en groupe, selon les besoins et les attentes de chacun.

La pratique individuelle permet d’aller plus en profondeur, de traiter une problématique précise et de bénéficier d'un accompagnement totalement adapté et personnalisé

La pratique en groupe est également très efficace. Au sein d'un groupe dont les membres partagent une problématique commune, un objectif thérapeutique peut être fixé (ex. : retrouver la confiance en soi, se préparer à des examens). Le partage des ressentis et des prises de conscience en groupe (qui n'est ni obligatoire ni nécessaire à la réussite du programme) peut venir enrichir et compléter son expérience personnelle.

 

En sophrologie vous êtes acteur de votre bien-être

La sophrologie a la particularité de rendre la personne autonome à gérer ses symptômes. C’est un travail d’équipe : je vous aide en toute bienveillance et non-jugement à aller vers votre objectif en vous proposant les outils sophrologiques, mais vous devez être totalement impliqué(e) dans votre démarche pour parvenir à l'atteinte de votre objectif. En effet, la sophrologie nécessite un entraînement quotidien, au moins pendant la durée de l’accompagnement. De la même manière que vous devez travailler un instrument de musique chaque jour pour maîtriser un morceau, l'entrainement de la conscience pour installer de nouveaux réfléxes et habitudes positifs nécéssite la répétition des exercices. Ces exercices sont courts, ne prennent que quelques minutes et s’insèrent très facilement dans le quotidien. Je vous aide à les intégrer dans votre quotidien en trouvant avec vous le meilleur moment et, si besoin, une adaptation de l'exercice pour faciliter votre pratique. Démarrer un accompagnement en sophrologie demande ainsi motivation et implication, sans lesquelles on ne peut évoluer. Mais les effets sont parfois au-delà des attentes, la méthode étant vraiment, selon moi, un merveilleux outils pour retrouver un bien-être au quotidien, dans de très nombreuses situations.

La déontologie en sophrologie

Je suis soumise en tant que sophrologue à un code de déontologie. Les séances sont totalement confidentielles, et je vous accueille avec bienveillance et non-jugement. Je veille à installer un climat de confiance pour vous permettre de vous épanouir et d'avancer vers votre objectif. Vous pouvez consulter le code de déontologie de la Chambre Syndicale de la Sophrologie, à laquelle j'adhère.

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DÉROULÉ D'UNE SEANCE DE SOPHROLOGIE

Une séance dure en moyenne une heure, mais varie selon le profil. Par exemple pour les enfants, j’adapte le temps de la séance aux capacités d’attention. Une séance peut alors durer entre 30 minutes et une heure

L'idéal est de pratiquer une séance par semaine, mais il est possible d'adapter le rythme à vos contraintes d'agenda.

Une séance de sophrologie se décompose en deux phases :

  1. On démarre par des exercices appelés relaxation dynamique, largement inspirés du yoga, composés de mouvements doux, de contractions et relâchements musculaires combinés à un travail respiratoire. Ces exercices se pratiquent en général debout ou assis mais seront adaptés en fonction de la mobilité et de la capacité de la personne, pour être accessibles à tous.

  2. La seconde phase de la séance consiste en un exercice de visualisation ou de suggestion mentale, appelé sophronisation (terme sophrologique inventé par Alfonso Caycedo) pratiqué assis ou allongé. Par des évocations positives, la personne se projette mentalement dans un moment agréable.

Tout au long de ces exercices, vous êtes guidé(e) avec bienveillance par ma voix.

 

Un temps d’échange est proposé en début et en fin de séance, afin de faire le point sur votre évolution et vous accompagner dans l’écoute de vos ressentis et les prises de conscience qui émergent. Aucune obligation cependant ne s’impose : il n’est pas nécessaire de s’exprimer pour ressentir les impacts de la pratique.

 

La première séance sera consacrée à un échange sur votre problématique. Nous déterminerons ensemble si vous avez besoin de séances ponctuelles pour évacuer de légères tensions et vous détendre, ou d'un accompagnement  en 8 à 12 séances en moyenne, pour atteindre un objectif durable comme retrouver la confiance en soi, gérer le stress, lutter contre une maladie, développer la motricité d'un enfant. 

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